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		<title>Vers un modèle de sécurité européen.</title>
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		<pubDate>Sat, 27 Feb 2010 11:22:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>D. Forget</dc:creator>
				<category><![CDATA[Union Européenne]]></category>

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		<description><![CDATA[Afin de garantir la protection des citoyens de l’Union Européenne, le Conseil de l’UE a décidé d’utiliser comme base de travail le Programme de Stockholm adopté au Conseil Européen de Bruxelles les 10 et 11 décembre 2009 et définissant les axes stratégiques[1] dans le domaine de la politique de justice et des affaires intérieures pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.intellegentia.eu/wp-content/uploads/2010/02/FlagEA.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-58" title="FlagEA" src="http://www.intellegentia.eu/wp-content/uploads/2010/02/FlagEA.jpg" alt="" width="250" height="167" /></a>Afin de garantir la protection des citoyens de l’Union Européenne, le Conseil de l’UE a décidé d’utiliser comme base de travail le Programme de Stockholm adopté au Conseil Européen de Bruxelles les 10 et 11 décembre 2009 et définissant les axes stratégiques[1] dans le domaine de la politique de justice et des affaires intérieures pour la période 2010-2014. Son ambition est d’assurer un modèle européen pour la sécurité. Il prend également pour fondement les valeurs et principes défendus par les traités européens ainsi que par la Charte des Droits fondamentaux.<br />
Les principaux objectifs de la Stratégie pour la Sécurité Interne de l’UE sont la prévention et l’anticipation des crimes, des catastrophes, qu’elles soient naturelles ou d’origines humaines ainsi que leur atténuation afin de réduire au maximum les dommages psychologiques et les pertes humaines.<br />
Le traité de Lisbonne ayant  institué (Art. 71 TFUE) le comité permanent de coopération opérationnelle en matière de sécurité intérieure ( COSI &#8211; Standing Commitee on Operational Cooperation on Internal Security) afin d’assurer une coordination effective et une coopération efficace entre les services policiers et douaniers, incluant une harmonisation du contrôle, de la protection des frontières de l’UE et le cas échéant une coopération judiciaire renforcée lors d’affaires relevant de la coopération européenne, l’Union Européenne sera ainsi doté d’un comité évolutif à même de pourvoir efficacement à l’une des nécessités les plus importantes, la légitime aspiration de chacun d’entre nous à être assuré de notre avenir physiquement comme moralement, lui laissant également la possibilité d’évoluer à terme vers la constitution d’un véritable organe fédéral avec la participation active du parlement.<br />
La coopération entre les agences européennes de sécurité (Europol, Frontex, Eurojust, Cepol, Sitcen) et les organes policiers des Etats membres sera ainsi assurée par le COSI qui aura également pour mission d’évaluer les directives, les applications et l’efficacité des différentes procédures de coopérations (régionales, inter-étatiques, etc.) afin de les rendre les plus performantes possibles dés lors qu’une déficience ou un manquement aura été mis en exergue.<br />
Au titre de la « Clause de solidarité » (Art. 222 TFUE), le COSI aura également pour mission d’assister le Conseil dés lors que celui-ci requerra son aide afin de répondre à une situation rendant nécessaire le soutien à un Etat membre afin de prévenir une menace terroriste, de protéger les institutions démocratiques et la population civile ou plus généralement à porter assistance à un Etant subissant les affres d’une menace subversive ou d’une catastrophe majeure d’origine naturelle ou humaine.</p>
<p style="text-align: justify;">La force (ou la faiblesse) de ce comité résidera ainsi dans sa capacité à s’adapter, à interagir et à opérer avec diligence et efficacité de telle sorte qu’il devienne rapidement pour les organes décisionnels européens un outil en mesure d’appuyer sa politique sécuritaire en devenir et à même de déboucher, une fois celui-ci opérationnel, sur son pendant pour la sécurité extérieure.</p>
<p style="text-align: justify;">Car c&#8217;est là une piste poursuivie par la présidence espagnole. La capacité des forces européennes à être déployées rapidement sur un théâtre de crise a en effet été fortement négligée. L&#8217;Agence Européenne de Défense devra pouvoir  très bientôt non seulement développer les capacités militaires inhérentes à la prise d&#8217;information et aux communications satellitaires mais également les transports de troupes maritimes comme aériens.</p>
<h6>[1]Axes stratégiques définis par le programme de Stockholm<br />
•	Réaliser un espace européen de la justice, au-delà des traditions juridiques nationales.<br />
•	Mettre en œuvre une stratégie de sécurité intérieure au sein de l’UE capable de lutter efficacement contre toutes les nouvelles menaces.<br />
•	Favoriser l’accès à l’Europe tout en garantissant une gestion intégrée des frontières.<br />
•	Etablir une politique européenne globale en matière de migrations et d’asile, fondée sur la solidarité et la responsabilité.<br />
•	Développer la dimension extérieure de la politique européenne dans les domaines de la liberté, sécurité et justice, et intégrer ces objectifs dans tous les aspects de la politique étrangère de l’UE.</h6>
<p>D. Forget<br />
27/02/2010</p>
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		<title>L&#8217;humanitaire à la rescousse du militaire.</title>
		<link>http://www.intellegentia.eu/2010/02/14/humanitaire_militaire/</link>
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		<pubDate>Sun, 14 Feb 2010 15:12:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>D. Forget</dc:creator>
				<category><![CDATA[Union Européenne]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous entendons depuis quelques jours à nouveau parler d&#8217;une vieille idée lancée au lendemain de la fin de la seconde guerre mondiale, la création d&#8217;une Armée Européenne. Ce sujet, replacé sur le devant de la scène médiatique par le Ministre des Affaires Etrangères Allemand, Guido Westerwelle, lors de la 46ème Munich Security Conference, à aujourd&#8217;hui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://intellegentia.eu/wp-content/uploads/2010/02/FlagEA.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-58" title="FlagEA" src="http://intellegentia.eu/wp-content/uploads/2010/02/FlagEA.jpg" alt="" width="200" height="134" /></a></p>
<p>Nous entendons depuis quelques jours à nouveau parler d&#8217;une vieille idée lancée au lendemain de la fin de la seconde guerre mondiale, la création d&#8217;une Armée Européenne. Ce sujet, replacé sur le devant de la scène médiatique par le Ministre des Affaires Etrangères Allemand, Guido Westerwelle, lors de la 46ème Munich Security Conference, à aujourd&#8217;hui tout d&#8217;un voeu pieu tant les difficultés inhérentes à la création d&#8217;une telle organisation sont nombreuses.</p>
<p>Sur le plan national, les nations européennes ayant historiquement une solide connaissance des enjeux stratégiques mondiaux et se faisant les apôtres de leur l&#8217;autonomie puis de celle de l&#8217;Union Européenne ne pourraient accepter ni même envisager une délégation de pouvoir qui ne serait alors pas soutenue par Bruxelles tenté par l&#8217;attraction atlantiste.<br />
Il existe de la même façon sur le plan inter-étatique des différences fonctionnelles qu&#8217;il faudra niveler comme en témoigne la disparité des formations du personnel militaire, de leur matériel et des financements (en dessous des 2% du PIB habituellement considérés comme représentant le seuil minimum du budget à attribuer).</p>
<p>Il subsiste pourtant un moyen, si tenté que la création d&#8217;une Armée Européenne devienne une priorité, de pourvoir à une notable amélioration de la situation évoquée.<br />
Il s&#8217;agirait de créer non pas sous commandement civil mais sous commandement militaire le Corps volontaire européen d&#8217;aide humanitaire comme prévu dans l&#8217;article 214 de la version consolidée du traité sur l&#8217;Union européenne et du traité sur le fonctionnement de l&#8217;Union européenne.<br />
Ainsi, ce Corps Volontaire, pour lequel il reste tout à faire et en particulier tracer et créer une structure européenne opérationnelle de commandement, un système de surveillance, d&#8217;analyse et de communication et de mettre en place l&#8217;acquisition puis subséquemment la gestion de moyens de transport terrestres, maritimes et aériens nécessaires à l&#8217;accomplissement des missions de secours et d&#8217;assistances, pourrait non seulement représenter les prémices d&#8217;une activité tangible commune mais également initier les processus décisionnels qui font aujourd&#8217;hui tant défaut.</p>
<p>En utilisant ce modèle de coordination comme base de la future Armée Européenne et tenant compte de la spécialisation des Etats ayant les moyens financiers les plus limités dans des niches d&#8217;activités spécifiques, il n&#8217;y aurait alors plus qu&#8217;à adjoindre des moyens plus performants en terme de renseignement d&#8217;origine spatiale puis qu&#8217;à y associer à plus long terme un système européen de défense, interopérable, en mesure de conduire des opérations d&#8217;envergure en puissance comme en durée avec pour objectif final la création d&#8217;un système anti-missile européen et d&#8217;une capacité de dissuasion nucléaire propre.</p>
<p>Ainsi, l&#8217;Union Européenne, qui, le siècle dernier se créait sur des espérances pacifistes pourrait à nouveau, 60 ans plus tard, utiliser le socle humanitaire pour satisfaire ses légitimes aspirations communautaires et consolider sa place au sein d&#8217;un monde multilatéral auprès duquel il devient impératif qu&#8217;elle sache s&#8217;adapter sous peine de voir un jour les décisions internationales se prendre sans qu&#8217;elle n&#8217;ait voix.</p>
<p>D. Forget<br />
14/02/2010</p>
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		<title>Yémen, un sempiternel conflit.</title>
		<link>http://www.intellegentia.eu/2010/01/31/yemen-un-sempiternel-conflit/</link>
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		<pubDate>Sun, 31 Jan 2010 22:21:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>D. Forget</dc:creator>
				<category><![CDATA[Moyen Orient]]></category>

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		<description><![CDATA[La politique du président Ali Abdallah Saleh, réussissant bon gré, mal gré, à maintenir un semblant de cohésion dans un pays marqué par de puissantes dissensions, peut qui plus est, depuis quelques jours, non seulement compter sur le soutien politique et financier jusque là acquis, du Conseil de coopération des États arabes du Golfe (Arabie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><CENTER>
<p><img src="http://intellegentia.eu/wp-content/uploads/2010/02/drapeau-yemen.gif" alt="Yemen" /></p>
<p></CENTER></p>
<p>La politique du président Ali Abdallah Saleh, réussissant bon gré, mal gré, à maintenir un semblant de cohésion dans un pays marqué par de puissantes dissensions, peut qui plus est, depuis quelques jours, non seulement compter sur le soutien politique et financier jusque là acquis, du Conseil de coopération des États arabes du Golfe (Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Koweït, Bahreïn, Qatar et Oman) que le Yémen devrait à court terme rejoindre mais également sur le soutien erratique et motivé de la Communauté Internationale porté par la crainte patente du groupe terroriste Al Qaïda implanté dans le sud-est du pays.</p>
<p>La présence d&#8217;Al Qaïda, facilité par les mouvements séparatistes régionaux et plus particulièrement par l&#8217;activité d&#8217;Ali Salam Al-Bid, ancien président de la République Démocratique et Populaire du Yémen (Yémen du Sud) et auteur dés 1994 d&#8217;une tentative sécessionniste contraint donc Sanaa à opérer militairement dans ses  provinces de Sana, Shabwa, Maarib et Abyan.</p>
<p>L&#8217;aide de Washington, partenaire de Sanaa dans sa lutte contre le terrorisme depuis 2001,  est elle bien présente, quoi que plus discrète et officiellement logistique afin de ne pas inciter les chefs tribaux et religieux islamistes à recourir à des actions militaires et au Djihad avec pour objectif de contrer une ingérence occidentale jugée trop invasive et non ciblée.</p>
<p>Il est très probable que les troupes d&#8217;Al Qaïda s&#8217;attaquent à court terme aux installations pétrochimiques des provinces de Hadramawath et de Shabwa afin de nuire «efficacement» à l&#8217;économie yéménite. On peut également imaginer que des actions de sabotage ou de piraterie aient lieu dans le Golf d&#8217;Aden et dans la prolongation Ouest de la Mer Arabe.</p>
<p>Les rebelles chiites (de culte zaydite) Al Houti portant régulièrement atteinte à la stabilité de la province de Sadah et à la souveraineté de l&#8217;Arabie Saoudite voient quant à eux leur capacité à exercer un mouvement séditieux compromise par l&#8217;action concertée du pouvoir de Sanaa et de Ryad.</p>
<p>Outre le point de vue humain et les déplacements de population inhérent à tout conflit (250.000 déplacés depuis les offensives de 2004), la capacité de nuisance de la rébellion chiite est amoindrie par son incapacité à porter atteinte aux intérêts économiques yéménites et en particulier à son infrastructure gazière et pétrolière.</p>
<p>Le confinement des rebelles et leur incapacité à faire face durablement aux troupes officielles saoudiennes et yéménites les contraindra à abandonner un conflit qu&#8217;ils savent ne pouvoir gagner et les obligera à ne pas intenter de violation de l&#8217;espace saoudien en accord avec la proposition de cessez-le-feu diligentée par Sanaa.</p>
<p>L&#8217;accord ne durera pourtant pas, et ce même en imaginant que le gouvernement yéménite fasse preuve d&#8217;un zèle considérable en faveur de l&#8217;unité nationale. Il ne s&#8217;écoulera en effet pas de longues années avant que le contexte géostratégique propre à la dynamique régionale dont le caractère éphémère semble devenir une constante requière à nouveau une zone d&#8217;instabilité en mesure d&#8217;affaiblir la dynastie Al Saoud. Il y a alors fort à parier qu&#8217;il ne manquera pas de chefs tribaux zaydites pour s&#8217;essayer à éprouver militairement la porosité de la frontière saoudienne et faire ainsi le jeu de puissances voisines.  </p>
<p>D. Forget</p>
<p>31/01/2010</p>
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		<title>La France et la non prolifération nucléaire.</title>
		<link>http://www.intellegentia.eu/2009/10/21/la-france-et-la-non-proliferation-nucleaire-2/</link>
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		<pubDate>Wed, 21 Oct 2009 15:41:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>D. Forget</dc:creator>
				<category><![CDATA[Union Européenne]]></category>

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		<description><![CDATA[Alain Juppé, Bernard Norlain, Alain Richard et Michel Rocard, signataires d&#8217;un plaidoyer[1] pour un désarmement nucléaire mondial font état de leur souhait de voir la France jouer un rôle de premier ordre dans le respect de la non prolifération des armes nucléaires. Ils préconisent pour ce faire que la France réduise son potentiel nucléaire de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.intellegentia.eu/wp-content/uploads/2009/10/Prolifnucleaire.jpg"><a href="http://www.intellegentia.eu/wp-content/uploads/2009/10/Prolifnucleaire.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-91" title="Prolifnucleaire" src="http://www.intellegentia.eu/wp-content/uploads/2009/10/Prolifnucleaire-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></a>Alain Juppé, Bernard Norlain, Alain Richard et Michel Rocard, signataires d&#8217;un plaidoyer[1] pour un désarmement nucléaire mondial font état de leur souhait de voir la France jouer un rôle de premier ordre dans le respect de la non prolifération des armes nucléaires. Ils préconisent pour ce faire que la France  réduise son potentiel nucléaire de façon à se présenter comme «un acteur créatif et dynamique du processus de désarmement effectif et équilibré» potentiellement susceptible de s&#8217;engager car sollicité par une majorité d&#8217;individus et de nations.</p>
<p>On pourrait toutefois rétorquer que les vicissitudes des ressortissants d&#8217;une nation ne sont pas toujours, loin de là, l&#8217;objet d&#8217;une vive attention de la part de leurs dirigeants, car s&#8217;il est une constante notable qui semble ici délaissée, c&#8217;est que nombre d&#8217;Etats à l&#8217;instar de la Corée du Nord ou de la République Islamique d&#8217;Iran, désireux ou en passe d&#8217;obtenir des capacités nucléaires militaires ne sont pas des exemples de démocraties dont l&#8217;engouement premier consiste à rendre des comptes à leurs administrés.</p>
<p>Par ailleurs, dans la mesure où des états tels que l&#8217;Inde, Israël et le Pakistan ne peuvent aujourd&#8217;hui se joindre au TNP qu&#8217;en qualité d&#8217;Etats non dotés de l&#8217;arme nucléaire et que leur contexte géostratégique est tel que nous ne pouvons espérer à court comme à moyen terme les voir renoncer à un programme circonscrivant les potentielles dérives bellicistes de leurs voisins à un niveau qui, s&#8217;il n&#8217;est pas pour autant sans danger, reste dans la mesure de l&#8217;acceptable, comment considérer que la non-prolifération nucléaire retrouverait son assise ainsi qu&#8217;un regain de crédibilité dans une diminution significative, même concertée, des stocks nucléaires militaires mondiaux des EDAN parties au TNP ?</p>
<p>Même dans un avenir lointain, il est très improbable que l&#8217;Inde et le Pakistan renoncent jamais à ce qui est très vite devenu un acquis prééminent de leur politique de défense. Il n&#8217;est de surcroit pas forcément souhaitable non plus que ce soit le cas si l&#8217;on souhaite maintenir un équilibre multipolaire. Car de tels pays peuvent également représenter de solides contre-poids indirects et collatéraux,  devant les visées hégémonistes de leur voisin chinois, remplissant le rôle effectif que le Japon refuse depuis des années de se voir attribuer.</p>
<p>Il est du reste difficile de défendre l&#8217;idée d&#8217;une diminution de l&#8217;arsenal nucléaire français attendu que notre doctrine de dissuasion se trouve fondée sur l&#8217;application du principe de la stricte suffisance et que dés lors, toute réduction des stocks opérationnels conduirait de facto la France à une situation au mieux maladroitement imprudente, au pire amèrement critique car plaçant notre nation dans l&#8217;incapacité de faire face aux plus hauts degrés de menaces propres au contexte stratégique conjoncturel.<br />
Il ne serait pas plus judicieux de considérer que l&#8217;échec de la non-prolifération trouve ses causes dans l&#8217;incurie et le renoncement des EDAN parties au Traité à user d&#8217;une politique contraignante vis à vis des Etats non signataires tant le TNP est d&#8217;une légitimité toute relative, mais il est patent qu&#8217;une diminution même notable des arsenaux nucléaires des EDAN «licites» comme «illicites» n&#8217;auraient aucun impact sur les pays s’étant publiquement dirigés vers une voie de défection nucléaire en signant le TNP mais s’efforçant tout de même aujourd’hui à acquérir son potentiel militaire, faisant fi de leurs engagements internationaux en usant de surcroit d&#8217;une politique volontairement provocante.</p>
<p>[1] A. Juppé, B. Norlain, A. Richard, M. Rocard; &laquo;&nbsp;Pour un désarmement nucléaire mondial, seule réponse à la prolifération anarchique.&nbsp;&raquo; Le Monde – 14 octobre 2009</p>
<p>D. Forget<br />
21/10/2009</p>
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		<title>Vaclav Klaus et l&#8217;enjeu européen.</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Oct 2009 12:50:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>D. Forget</dc:creator>
				<category><![CDATA[Union Européenne]]></category>

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		<description><![CDATA[Il est pour tous évident qu’il ne peut en aucun cas être considéré comme acceptable que la conduite d&#8217;un homme, fut-il le représentant légitime d&#8217;un état souverain, est telle qu&#8217;elle prédomine et exerce seule une influence décisive sur le quotidien de près d&#8217;un demi-milliard d&#8217;individus, sans se soucier de l&#8217;immobilisme dans lequel elle prend le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il est pour tous évident qu’il ne peut en aucun cas être considéré comme accep<a href="http://www.intellegentia.eu/wp-content/uploads/2009/10/Vaclav_Klaus_headshot1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-96" title="Vaclav_Klaus_headshot" src="http://www.intellegentia.eu/wp-content/uploads/2009/10/Vaclav_Klaus_headshot1.jpg" alt="" width="200" height="296" /></a>table que la conduite d&#8217;un homme, fut-il le représentant légitime d&#8217;un état souverain, est telle qu&#8217;elle prédomine et exerce seule une influence décisive sur le quotidien de près d&#8217;un demi-milliard d&#8217;individus, sans se soucier de l&#8217;immobilisme dans lequel elle prend le risque de faire plonger l&#8217;institution source de leur union.<br />
Il n’est pas davantage acceptable que l&#8217;adhésion pleine et entière d&#8217;une majorité de citoyens de nations ayant fait le choix d&#8217;une union économique et politique se voit remise en cause par le désir d&#8217;un homme de passer outre le désir du plus grand nombre et d&#8217;imposer sa volonté de façon hégémonique par la mise en oeuvre d&#8217;une politique volontairement isolationniste et contre-productive.<br />
Il n&#8217;est en effet pas concevable qu&#8217;une telle démarche ainsi que l&#8217;apathie en découlant puissent durablement prospérer et invalider la raisonnable évolution d&#8217;un système institutionnel supranational dépassé.<br />
(C’est du reste dans cette optique que le traité de Lisbonne rendra le processus décisionnel au sein du Conseil plus efficace en instaurant le vote à la double majorité dans un grand nombre de domaines.)<br />
Il est donc légitime de se demander quelles sont les possibilités offertes dans une pareille situation.<br />
L’idée d’appliquer le traité sans la République Tchèque n’a jamais été réellement étudiée. Il est de loin accepté par tous que l&#8217;Union ne peut se permettre de perdre dans le sillon de son nécessaire développement un élément au centre de son dispositif institutionnel. Il serait pourtant bien regrettable de penser que les conséquences d&#8217;un report, même succinct, de l&#8217;entrée en vigueur de ce traité, seraient relatives et sans gravité.<br />
En raison de l&#8217;augmentation des provocations verbales, économiques, culturelles ou militaires des divers représentants du pouvoir des nations dans lesquelles l&#8217;intégrisme religieux ou le fanatisme communautaire font loi, l&#8217;Union Européenne n&#8217;aura d&#8217;autre choix pour satisfaire à la protection de ses concitoyens que de jouer un rôle fondamental sur la scène internationale, celui du garant de la stabilité mondiale dans un monde multipolaire.<br />
Il lui faudra pour cela parler d&#8217;une voix forte et cela ne se fera pas sans l&#8217;unité portée par le Traité de Lisbonne et indispensable à sa crédibilité.<br />
Les moyens de pression contre le président tchèque Vaclav Klaus existent pourtant au niveau national et international. Si tenté, et cela sera le cas, que le traité de Lisbonne entre effectivement bientôt en vigueur, la Commission Européenne de 2014 (passage de 27 à 18 commissaires) pourrait fort bien ne pas compter de tchèque dans ses rangs. Les différents acteurs européens, qui, persuadés que le traité entrera en vigueur d&#8217;une façon ou d&#8217;une autre font en effet donc clairement savoir à  Vaclav Klaus que son entêtement ne jouera en rien dans la représentativité de son pays au niveau de la Commission.<br />
Il est par ailleurs à signaler que le passé de Vaclav Klaus n’est pas exempt de zones d’ombres. Plusieurs affaires de corruption ou encore l’existence de supputations sur les potentielles relations entretenues depuis de nombreuses années entre l’intéressé et les services de renseignements extérieurs de la Russie (SVR) pourraient également lui valoir une campagne de dénigrement.<br />
Au niveau national, plusieurs démocrates de l&#8217;ODS au gouvernement  à commencer par son leader, Michel Topolanek, ainsi que l&#8217;opposition, les socio-démocrates du CSSD pourraient intenter un recours en manquement contre Vaclav Klaus qui, depuis quatre ans, n&#8217;a toujours pas signé l&#8217;avenant au Traité sur la Charte Sociale Européenne. Dans le cas où la cour administrative validerait ce recours, le Traité de Lisbonne pourrait suivre rapidement la même procédure.<br />
Ce ne sont toutefois pas les seules possibilités, il est également tout à fait possible et envisagé en interne de diminuer le budget présidentiel ou encore la somme allouée aux voyages diplomatiques, ce qui dans le cas d’un président ostensiblement avide de pouvoir et d’autorité pourrait contribuer à une réelle intimidation.</p>
<p>S’il est aujourd’hui une certitude, c’est que l’Union Européenne n’attendra pas et entend le faire clairement savoir.</p>
<p>D. Forget<br />
15/10/2009</p>
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		<title>Relations Ukraine-Russie</title>
		<link>http://www.intellegentia.eu/2009/10/06/relations-ukraine-russie/</link>
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		<pubDate>Tue, 06 Oct 2009 11:27:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>D. Forget</dc:creator>
				<category><![CDATA[CEI]]></category>

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		<description><![CDATA[L’engouement territorial et la protection des droits de l’homme se conjuguant harmonieusement dans l’exécution d’une politique expansionniste, il reviendra au gouvernement ukrainien de n&#8217;intenter en Crimée aucune action ni procédure susceptible de présager de la mise en application présente ou future d&#8217;une politique inéquitable, ségrégationiste, ou de façon plus générale, de toute résolution dont l&#8217;objectif [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.intellegentia.eu/wp-content/uploads/2009/10/UkraineRussie2.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-99" title="UkraineRussie2" src="http://www.intellegentia.eu/wp-content/uploads/2009/10/UkraineRussie2.jpg" alt="" width="200" height="200" /></a>L’engouement territorial et la protection des droits de l’homme se conjuguant harmonieusement dans l’exécution d’une politique expansionniste, il reviendra au gouvernement ukrainien de n&#8217;intenter en Crimée aucune action ni procédure susceptible de présager de la mise en application présente ou future d&#8217;une politique inéquitable, ségrégationiste, ou de façon plus générale, de toute résolution dont l&#8217;objectif ou les conséquences découlant de son emploi seraient de nature à circonscrire ou modérer les libertés tant économiques, que sociales, culturelles ou religieuses de la population russophone y résidant, sous conséquence de légitimer une potentielle ingérence militaire de Moscou au prétexte d&#8217;une intervention humanitaire, et par là même, l&#8217;occupation du territoire concerné.<br />
La population russe représentant en effet en 2001 60,4%[1] de la population criméenne, dont l&#8217;appartenance nationale est assurée par la délivrance de passeports fournis par Moscou qui les reconnaît comme citoyens de sa nation, il serait fort peu judicieux de fournir un prétexte aux autorités russes pour leur permettre d’élargir physiquement une zone d&#8217;influence qu’ils jugent déjà établie.<br />
Les relations bilatérales entre Kiev et Moscou déjà rendues délicates par le contentieux gazier de 2005 et  par le soutien ukrainien à Tbilissi relatif aux régions séparatistes géorgiennes, comme en témoigne encore les récents propos du président ukrainien Victor Yushchenko tenus le 23 septembre dernier lors de la 64ème Session de l&#8217;Assemblée Générale des Nations Unies :<br />
«And most importantly, we strongly condemn and we shall not accept any violations of the fundamental international principles, in particular territorial integrity and inviolability of frontiers of all sovereign states.<br />
[...]<br />
It is an axiom for us that all the UN Member States and especially the permanent members of the security council must be exemplary in abiding by the principles of international law, equality of nations and neighborliness.»[2]<br />
ne sauraient donc souffrir sans broncher d’une pareille violation et par là même pour Moscou d’une telle aubaine diplomatique.</p>
<p>Les récents sondages relatifs aux prochaines élections ukrainiennes (17 janvier 2010) laissant pourtant entrevoir une nette avance du candidat pro-russe Viktor Yanukovych du Parti des Régions et de Yulia Tymoshenko du Bloc du même nom dont l’ambivalence politique fut saluée lors des élections de 2004 par un vote conséquent à son égard dans les oblasti russophones ne permettent toutefois pas de penser que les rapports diplomatiques entre Kiev et Moscou pourraient à court ou moyen terme basculer dans un affrontement autre que verbal et ne pas tendre vers la normalisation de leurs relations économiques.</p>
<p>[1]  R.H Rowland « National and regional population trends in Ukrainia » 2004<br />
[2]  V. Yushchenko «UN Statement – General Debate of the 64th Session » 2009</p>
<p>D. Forget<br />
06/10/2009</p>
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		<title>USA-Russie : Une approche divergente.</title>
		<link>http://www.intellegentia.eu/2009/09/21/usa-russie-une-approche-divergente/</link>
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		<pubDate>Mon, 21 Sep 2009 10:56:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>D. Forget</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique]]></category>
		<category><![CDATA[CEI]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors que nous avons assisté il y a quelques jours à un revirement de la politique de Washington dans ses relations diplomatiques à l&#8217;égard de Moscou avec l’abandon de l’installation du bouclier anti missiles en Pologne et en République Tchèque, une question de taille demeure toutefois. Quelle sera à moyen et long terme l’attitude de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.intellegentia.eu/wp-content/uploads/2009/09/Obama-Medvedv.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-102" title="Obama-Medvedev" src="http://www.intellegentia.eu/wp-content/uploads/2009/09/Obama-Medvedv-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Alors que nous avons assisté il y a quelques jours à un revirement de la politique de Washington dans ses relations diplomatiques à l&#8217;égard de Moscou avec l’abandon de l’installation du bouclier anti missiles en Pologne et en République Tchèque, une question de taille demeure toutefois. Quelle sera à moyen et long terme l’attitude de Moscou ?</p>
<p>Car si tous les acteurs internationaux, excepté les chefs d’état tchèque et polonais pourtant enjoint de faire bonne figure, n’ont depuis le discours de Barack Obama eu de cesse de se féliciter de la décision américaine d’amoindrir considérablement la portée des missiles à déployer et de reporter l’opérabilité du système sur terre à 2015 afin, officieusement, car les Etats Unis d’Amérique ne peuvent se soumettre volontairement aux grondements de l’Ours russe, de favoriser les relations entre leurs pays, il n’est  pourtant pas dit que les attentes américaines sur le soutien que Moscou apporterait aux résolutions de l’ONU contre le régime de Téhéran soient récompensées à leur juste manière.</p>
<p>La Russie ayant toujours considéré que ce projet anti-missile discréditait sa capacité de dissuasion nucléaire et que le renoncement américain était plus qu’une source de satisfaction sporadique  propre à ceux dont les vues diffèrent,  mais la réponse nécessaire à un acte déraisonnable, illégitime et dont l’existence même était prétexte à conflit, il n’est pas improbable qu’elle ne se sente pas si redevable et que l’enthousiasme affiché ne soit pas en réalité beaucoup plus modéré.</p>
<p>Car si Moscou décide effectivement de soutenir, ou tout du moins de ne pas apposer son veto aux sanctions que l’ONU ne manquera pas de demander contre la République Islamique d’Iran au sujet de son engouement  pour les activités cryptiques et  pour le nucléaire, il est impossible de croire que le Kremlin oublie ses ambitions territoriales qu’il juge là aussi justifiées.</p>
<p>Des accords de défense ayant été signés avec les régions séparatistes de la Géorgie, l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud, Moscou pourra y établir des bases militaires durant les cinquante prochaines années à commencer par le port de Goudaouta en passe, s’il advenait que la base navale de Sébastopol en Crimée soit effectivement bientôt fermée en raison de la politique pro-occidentale du gouvernement Ukrainien, de lui offrir une base de remplacement sur le pourtour de la Mer Noire, toujours plus convoité.</p>
<p>C’est donc la Crimée, au détriment de l’intégrité de l’Ukraine, en raison de son fort pourcentage de russophones qui pourrait faire les frais de la volonté expansionniste de la Russie qui trouverait là, parmi ses habitants, l’écho favorable à une « autonomisation » militairement soutenue.</p>
<p>Les relations bilatérales entre les deux anciens blocs sont encore bien loin d’être normalisées et il est à craindre que la bonne volonté américaine, pourtant louable, en soit désenchantée.</p>
<p>D. Forget<br />
21/09/2009</p>
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		<title>Iran, politique en trompe-l&#8217;-oeil ?</title>
		<link>http://www.intellegentia.eu/2009/07/30/iran-politique-en-trompe-l-oeil/</link>
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		<pubDate>Thu, 30 Jul 2009 14:35:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>D. Forget</dc:creator>
				<category><![CDATA[Moyen Orient]]></category>

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		<description><![CDATA[Les récentes éléctions présidentielles en Iran ayant vu leur légitimité mise en doute par la communauté internationale et la majorité des citoyens iraniens, il n&#8217;aurait pas été surprenant que le guide suprême, l&#8217;ayatollah Khamenei, prenne fait et cause comme il l&#8217;avait fait jusque là, pour son candidat conservateur victorieux, Mahmoud Ahmadinejad. Or le soutien d&#8217;hier [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.intellegentia.eu/wp-content/uploads/2009/07/drapeau-iranien1.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-110" title="drapeau-iranien1" src="http://www.intellegentia.eu/wp-content/uploads/2009/07/drapeau-iranien1-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Les récentes éléctions présidentielles en Iran ayant vu leur légitimité mise en doute par la communauté internationale et la majorité des citoyens iraniens, il n&#8217;aurait pas été surprenant que le guide suprême, l&#8217;ayatollah Khamenei, prenne fait et cause comme il l&#8217;avait fait jusque là, pour son candidat conservateur victorieux, Mahmoud Ahmadinejad. Or le soutien d&#8217;hier n&#8217;est plus.</p>
<p>En quelques jours, nous avons assisté à la nomination de Rahim Mashaie par Ahmadinejad.au poste de vice-président, puis à son éviction imposée par le guide suprême Khamenei pour ses propos datant de 2008 dans lequel il affirmait que l&#8217;Iran était « l’ami du peuple israélien et du peuple américain»  dans ce qui a été bien rapidement appelé par la presse « le premier revers pour Ahmadinejad » en faisant alors valoir l&#8217;existence de tensions dans les relations entre le président et l&#8217;ayatollah.</p>
<p>La nomination de Mashaie fut également accompagnée de celle d&#8217;Ali Akbar Salehi à la tête de l&#8217;Organisation Iranienne de l&#8217;Energie Atomique. Salehi ayant fait parti de l&#8217;équipe dirigée par Hassan Rowhani lors des négociations sur le programme nucléaire iranien qui amena la République Islamique d&#8217;Iran à signer le protocole additionnel au traité de non prolifération nucléaire prévoyant entre autre une totale liberté de mouvement aux inspecteurs de l&#8217;Agence Internationale pour l&#8217;Energie Atomique, il est aujourd&#8217;hui considéré comme un réformateur et un homme ouvert au dialogue.</p>
<p>En ces temps où l&#8217;opinion internationale condamne fermement la politique tant intérieure qu&#8217;extérieure iranienne et que l&#8217;opposition nationale, qu&#8217;elle soit réformatrice, modérée ou simplement contre l&#8217;utilisation de procédés électoraux délictueux fait quotidiennement savoir qu&#8217;elle n&#8217;entend pas se satisfaire de l&#8217;élection d&#8217;Ahmadinejad à la présidence de l&#8217;Iran, il ne serait pas illogique de se demander si les dissensions affichées par le camp conservateur ne servent pas les intérêts même de ceux qu&#8217;elles prétendent affaiblir.</p>
<p>En nommant deux personnalités publiquement réputées pour leur ouverture à des postes stratégiques, Mahmoud Ahmadinejad pourra profiter sur le plan international d&#8217;une nouvelle image contrastant avec celle qu&#8217;il portait jusque là. Peu importe donc que la nomination fut temporaire puisque l&#8217;effet d&#8217;annonce, propagé et amplifié par les médias, fait à l&#8217;intention affichée une publicité aussi importante qu&#8217;à celle d&#8217;une titularisation durable. Par ailleurs, l&#8217;ayatollah Khamenei en rejetant la nomination par Ahmadinejad de Rahim Mashaie, débouchant sur une opposition inhabituelle par sa durée, affiche ainsi une distance nette avec celui que l&#8217;on disait son protégé. Moyen somme toute habile d&#8217;atténuer les critiques sur les dérives électorales et de faire renaitre l&#8217;idée d&#8217;un semblant d&#8217;objectivité du guide suprême.</p>
<p>Ainsi, en prétendant le camp conservateur non seulement instable et divisé, mais plus encore, en proie à un avenir incertain, puisque depuis le limogeage de Gholam Hossein Mohseni Ejeie (ministre des renseignements), et la démission refusée du ministre de la culture Hossein Safar Harandi, dix des vingt-et-un ministres du gouvernement de 2005 ont été remplacés et que le prochain changement ministériel survenant avant la présentation du nouveau gouvernement obligerait le dit cabinet à se soumettre à un vote de confiance du parlement, le pouvoir politico-clerical prétenduement en opposition pourrait alors provisoirement illustrer son désaccord en arguant d&#8217;une désunion, largement suivie médiatiquement, dangereuse tactiquement et donc, vraisemblable.</p>
<p>D. Forget<br />
30/07/2009</p>
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		<title>Kirghizstan, entre valeurs et intérêts.</title>
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		<pubDate>Sat, 25 Jul 2009 13:12:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>D. Forget</dc:creator>
				<category><![CDATA[CEI]]></category>

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		<description><![CDATA[En ces temps où l&#8217;on promeut le système occidental comme seul véritable modèle démocratique, il est intéressant de constater que tous les défenseurs de ce même modèle que nous ne manquons pas de porter au nu dés que l&#8217;ordre moral avec lequel nous sommes très liés est douloureusement maltraité, ne sont pas aussi irréprochables dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.intellegentia.eu/wp-content/uploads/2009/07/kirghizistan.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-105" title="kirghizistan" src="http://www.intellegentia.eu/wp-content/uploads/2009/07/kirghizistan-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>En ces temps où l&#8217;on promeut le système occidental comme seul véritable modèle démocratique, il est intéressant de constater que tous les défenseurs de ce même modèle que nous ne manquons pas de porter au nu dés que l&#8217;ordre moral avec lequel nous sommes très liés est douloureusement maltraité, ne sont pas aussi irréprochables dans leur conduite quand leurs intérêts, éminemment supérieurs, sont en jeu.</p>
<p>Les récentes élections présidentielles au Kirghizstan débouchant sur la victoire controversée du président sortant Kurmanbek Bakiyev puisque rapidement dénoncée par les observateurs de l&#8217;OSCE comme non conforme aux impératifs démocratiques, témoignent de la triste réalité des mécanismes politiques au niveau international.</p>
<p>La base aérienne de Manas, dernière base américaine en Asie centrale depuis la fermeture de la base de Karshi-Khanabad en Ouzbékistan en 2005 voyait en effet son maintien conditionné à la ratification d&#8217;un nouvel accord sur le prix de son bail. Accord qui fut signé en juin dernier au grand dam de Moscou qui se refuse à voir sa sphère d&#8217;influence menacée alors même que le Kirghizstan fait parti de la Shanghai Cooperation Organisation (Chine, Russie, Kazakhstan, Ouzbékistan, Tadjikistan et Kirghizistan) dont l&#8217;un des buts est le contrôle stratégique de la région.</p>
<p>La Fédération de Russie, non content d&#8217;avoir investi deux milliards de dollars au Kirghizistan avait par ailleurs obtenu du président Bakiyev l&#8217;installation d&#8217;une seconde base militaire à Och, dans la vallée de Ferghana, en plus de celle de Kant (vallée de Chuy) et du centre d&#8217;essai d&#8217;armement de Karakol dans la région d&#8217;Yssik Koul. Autant dire que l&#8217;annonce du maintien de la base américaine a de quoi exaspérer Moscou pour qui le projet d&#8217;installation du bouclier anti-missiles en Pologne et le réarmement de la Géorgie avec pour objectif son intégration dans l&#8217;OTAN constituent déjà des sérieuses menaces d&#8217;encerclement.</p>
<p>Le principal chef de l&#8217;opposition, l&#8217;ancien premier ministre Almazbek Atambayev et actuel président du Parti social-démocrate du Kirghizstan aurait certainement aimé pouvoir compter sur de fermes condamnations de Washington, il y a pourtant fort à parier que ce petit pays d&#8217;à peine 5,3 millions d&#8217;habitants dont le seul intérêt est conféré par sa situation géographique ne reçoive pas de l&#8217;Ouest l&#8217;appui moral escompté, mais à l&#8217;inverse, de l&#8217;Est, de sévères remontrances.</p>
<p>D. Forget<br />
25/07/2009</p>
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